Installation

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&
Street Art

Mes installations peuvent être temporaires (des oeuvres que je déplace d’un lieu à un autre et que je remets en situation) ou des installations éphémères dans le courant du « land art » réalisées avec des éléments trouvés sur place, laissées ensuite à la merci d’éléments naturels, tels que la pluie, l’érosion, le vent ou la houle.

 

Dans le cas de mes installations temporaires, je les compare à des toiles d’araignée. Cette idée m’est venu suite à la rencontre avec un enfant il y a quelques années, qui, en voyant mon travail m’a dit : « Elle est où l’araignée qui a construit cette toile ? Elle devait être énorme ! ». Je lui ai répondu en chuchotant « C’est moi, la nuit je me transforme en araignée et je me mets à tisser... ». 

 

Et cela n’est pas faux à part le fait que je ne possède pas huit bras, je tisse en effet dans le vide une forme qui est tendue et ensuite insérée et modulée dans un espace dans lequel je grimpe, telle une araignée. 

 

Il y a aussi le matériel, je travaille avec de la laine, une fibre naturelle que j’imbibe par la suite avec un produit protecteur. Grâce à leur constitution, telles des toiles d’araignée, elles s’adaptent avec légèreté à l’espace qui les entoure, en prenant la forme que je souhaite, mais en restant résistantes aux intempéries. N’importe quel espace tant architectural que naturel peut servir pour les développer.

 

Le fait que mes oeuvres soient faites en laine leur donnent aussi une connotation féminine. Je pense souvent à ma grand-mère qui passait tout son temps libre à faire des robes sur une vieille machine à coudre ou à me tisser des chapeaux. Pour moi c’est certainement le reflet de mon vécu avec les femmes de ma famille et un engagement fortement féministe.

 

Souvent je me cache au milieu du public et j’écoute leurs conversations : « À quel moment cette installation est-elle apparue là ? Comment si rapidement ? Combien de temps a pris l’artiste pour pouvoir la réaliser ? Qui a fait cela et pourquoi ?